Année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier : hommage à Florence Nightingale

Bayshore | | Article vedette

L’Année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier, telle que désignée par l’Assemblée mondiale de la Santé, a débuté il y a cinq mois. Cette campagne permettra de souligner tout au long de l’année le travail des infirmières et des sages-femmes, ainsi que les conditions de travail difficiles auxquelles ces professionnelles de la santé sont souvent confrontées. Une réalité qui ressort de manière encore plus frappante ces derniers mois en raison de la pandémie de la COVID-19.

L’année 2020 a notamment été choisie parce qu’elle coïncide avec le bicentenaire de la naissance de Florence Nightingale, cette infirmière et réformatrice sociale britannique largement reconnue comme la pionnière des soins infirmiers modernes. Dans le cadre de l’hommage rendu aux infirmières par Bayshore en 2020, nous portons un regard sur la vie et l’influence durable de cette femme.

Les débuts

Issue d’une famille très aisée d’Angleterre, Florence Nightingale naquit le 12 mai 1890 à Florence en Italie. En tant que jeune fille élevée en Angleterre, elle reçut une instruction classique axée sur l’histoire, la philosophie, la littérature, les mathématiques et les langues.

Sa famille était adepte de la doctrine unitarienne et, dès son jeune âge, elle fut impliquée dans des activités philanthropiques. Elle aidait à soigner des parents malades, ainsi que les locataires vivant sur la propriété de sa famille. À 16 ans, elle dit avoir reçu un appel de Dieu l’enjoignant à s’engager au service des malades et des pauvres et à réduire la souffrance humaine. Elle voulait devenir infirmière, mais sa famille s’y opposa, considérant que ce genre d’occupation n’était pas recommandable pour une femme de sa classe sociale. Ils préféraient plutôt qu’elle se marie, ce qu’elle refusa.

Finalement, son père céda et l’autorisa à partir en Allemagne pour y étudier quelques mois en 1850 et en 1851. En 1853, elle devint surintendante d’un hôpital destiné aux femmes à Londres; elle y perfectionna ses compétences en administration et améliora la qualité des soins et le rendement de l’établissement.

La guerre de Crimée

En 1853, la guerre de Crimée, qui opposait la Russie à une coalition formée par l’Angleterre, la France, la Sardaigne et la Turquie, éclata dans les Balkans et en Turquie. L’Angleterre prit part au conflit dès 1854.

Des rapports furent rédigés sur les conditions épouvantables des hôpitaux militaires  des forces britanniques, totalement submergés par l’afflux de centaines de soldats blessés. Devant le tollé de l’opinion publique, le gouvernement britannique demanda à Florence Nightingale de rassembler une équipe d’infirmières et de se rendre en Crimée. Lors de l’arrivée de celles-ci à un camp britannique situé à l’extérieur de Constantinople (désormais Istanbul), les hommes médecins refusèrent leur aide, ne voulant pas travailler avec des femmes. Cependant, devant le nombre grandissant de patients, les infirmières se sont mises au travail. Leur première tâche fut de nettoyer les installations, l’insalubrité des lieux étant telle que les soldats succombaient de maladies infectieuses plutôt que de leurs blessures.

Florence Nightingale elle-même travaillait sans relâche, veillant souvent sur les patients la nuit, une lampe à la main. C’est ainsi qu’elle hérita de ce fameux surnom : la « Dame à la lampe ». Elle est également connue sous le nom de « l’Ange de la Crimée ». Pendant un an et demi, son équipe et elle-même améliorèrent la qualité des soins, de sorte que le nombre de décès à l’hôpital diminua drastiquement. Elles gagnèrent le respect des soldats et du personnel de l’établissement. En 1856, à la fin de la guerre, Florence Nightingale est accueillie en héroïne à son retour à Londres.

Les réformes sociales

Florence Nightingale profita de sa nouvelle notoriété pour promouvoir des réformes des soins de santé. Elle présenta les données compilées durant la guerre à la reine Victoria et au prince Albert, ce qui permit de mettre sur pied une commission royale visant à améliorer la santé de l’armée et de créer une école de médecine militaire. Par ailleurs, elle se révéla particulièrement douée pour les statistiques, ce qui lui valut de devenir en 1858 la première femme membre de la Royal Statistical Society.

Ses écrits exercèrent une grande influence. En 1858, elle publia un volumineux rapport intitulé Notes on Matters Affecting the Health, Efficiency and Hospital Administration of the British Army [Notes sur des sujets se rapportant à l’efficacité hospitalière et administrative de l’armée britannique], dans lequel elle proposait des réformes des hôpitaux militaires. L’année suivante, elle publia un ouvrage intitulé Notes on Nursing : What it is, and What it is Not [Notes sur les soins infirmiers : ce qu’ils sont et ce qu’ils ne sont pas]. Elle y dispensait des conseils utiles au public pour prodiguer des soins aux parents et voisins malades.

Elle fonda en 1860, à l’hôpital St-Thomas, la première véritable école d’infirmières : The Nightingale training school for nurses. Son expérience de la guerre inspira de nombreuses jeunes femmes, issues notamment de familles aisées, à suivre ses traces.

Les dernières années

Durant la guerre de Crimée, elle contracta la brucellose, une infection bactérienne, qui lui causa de la douleur chronique jusqu’à sa mort. Une douleur qui, dès l’âge de 38 ans, la clouait souvent au lit, mais ne l’empêchait pas de plaider inlassablement en faveur de l’amélioration des soins de santé. En 1907, le roi Édouard VII lui remit l’Ordre du Mérite. Elle fut la première femme à le recevoir.

Elle mourut en 1910 à l’âge de 90 ans. Deux ans plus tard, la Croix-Rouge a institué la médaille Florence Nightingale, qui est décernée tous les deux ans à une excellente infirmière. Ainsi, depuis 1965, la Journée internationale des infirmières est célébrée le jour de l’anniversaire de Florence Nightingale.

Nos soins infirmiers

À l’heure actuelle, les infirmières du monde entier poursuivent l’œuvre de Florence Nightingale. Chez Soins de santé Bayshore, nos infirmières illustrent ce que cette grande dame incarnait : le savoir, les compétences, le talent, l’empathie et le dévouement. Nos services comprennent :

Pour en apprendre davantage sur l’Année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier ainsi que les événements prévus, consultez le site bayshore.ca.

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